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WEBINAIRE N°4 de la SFERO: Formation de l’image visuelle entre l’œil et le cerveau

Formation de l’image visuelle entre l’œil et le cerveau, par le Docteur Chantal MILLERET

Chercheur en neurosciences, spécialiste du système visuel, Chantal MILLERET a notamment étudié le fonctionnement et la plasticité du cortex visuel.

Intégrant le Collège de France, elle a dirigé une équipe de travail sur le thème: « Handicap visuel, plasticité corticale et rééducation ». Pour aborder ces questions, l’électrophysiologie, l’anatomie, l’imagerie optique, la modélisation et la psychophysique ont été utilisées pour étudier les cartes corticales visuelles et la perception associée.

Elle encourage depuis toujours la pluridisciplinarité, pour que les connaissances soient échangées entre tous les protagonistes étudiant le système visuel autant que possible pour améliorer rapidement le traitement des maladies de la perception visuelle, des yeux au cerveau.


INSCRIPTIONS EN LIGNE SUR CE LIEN

 

Congrès AREPO

XXIII ème CONGRES de l’AREPO

SAMEDI 25 SEPTEMBRE 2021 au Palais des congrès à PALAVAS LES FLOTS (34)

« Troubles réfractifs: De la fonction visuelle à la vision fonctionnelle »

Programme et inscriptions sur la page facebook: @arepoorthoptiste.

Des organoïdes de cerveau avec des yeux rudimentaires

Des organoïdes de cerveau avec des yeux rudimentaires

 Organoïdes cerebraux

Avec pour objectif d’étudier la structure, la dynamique et les interactions entre les tissus, plusieurs groupes de chercheurs ont mis en place des méthodes pour développer et cultiver des organoïdes en laboratoire.

Un organoïde est une structure multicellulaire tridimensionnelle qui reproduit in vitro (en culture cellulaire) l’anatomie d’un organe et certaines de ses fonctions ; c’est donc un modèle de cet organe.

Récemment, au sein d’un consortium international mené par le Pr Jay Gopalakrishnan (Université Heinrich-Heine de Düsseldorf, Allemagne) incluant le Dr Olivier Goureau de l’Institut de la Vision, les biologistes sont parvenus à cultiver des organoïdes cérébraux humains avec des structures oculaires rudimentaires pouvant percevoir la lumière.

En utilisant des organoïdes de cerveau humain dérivés de cellules souches pluripotentes induites (cellules iPS), les scientifiques ont tenté de simplifier la formation des yeux en laissant développer in vitro des vésicules optiques bilatérales associées au cerveau antérieur. Ces paires de structures semblables à des yeux rudimentaires créent des tissus similaires à ceux des vrais yeux, en développant des cellules épithéliales cornéennes primitives et des cellules semblables à des lentilles, ainsi qu’un épithélium pigmentaire rétinien, des cellules progénitrices rétiniennes, et des neurones avec des projections axonales formant des réseaux neuronaux électriquement actifs. D’une certaine manière, ces organoïdes cérébraux contenant des vésicules optiques (OVB-organoïdes) voient la lumière, car ils répondent à la lumière en envoyant des signaux au reste du tissu cérébral.

On peut donc dire que les organoïdes cérébraux ont la capacité intrinsèque de s’auto-organiser avec la formation de structures sensorielles primitives associées au cerveau antérieur d’une manière topographiquement restreinte et qu’ils permettent d’étudier les interactions entre les organes au sein d’un même organoïde.

Ces résultats inédits sont d’une portée majeure, car ces nouveaux organoïdes aideront à mieux comprendre les interactions cerveau-oeil au cours du développement de l’embryon et à modéliser certaines maladies oculaires à partir d’organoïdes dérivés de cellules souches de patients pour de futures approches de médecine personnalisée.

Vous trouverez la publication compléte, parue le 17 Août, 2021 en Cell Stem Cell, ici : Human brain organoids assemble functionally integrated bilateral optic vesicles

* Credits imageElke Gabriel et al., Cell Stem Cell

Regards Croisés : Artiste, Autiste et Chercheur

ATTENTION INSCRIPTION NECESSAIRE

   A l’occasion de l’atelier du 16 septembre 10h (https://www.tobiipro.com/fr/news-et-evenements/events/artiste-autiste-et-chercheur/), la parole est donnée à deux intervenants de marque :

   Michel Paysant, artiste plasticien qui s’est depuis longtemps spécialisé sur l’utilisation des hautes technologies dans ses œuvres et ses performances, toujours en collaboration avec des chercheurs. Parmi elles, il utilise l’eye tracking pour faire le portrait de ses interlocuteurs. Loin d’être anodin, la technique qu’il applique pour « croquer » un visage d’un seul trait continu et brisé à la fois exige une discipline de l’observation et une maîtrise certaine du mouvement oculaire.

   Or, pour les porteurs d’autisme, le contact visuel n’est pas toujours naturel ni aisé. Les Pr. Luc Vandromme et Pr. Bernard Devauchelle, et leur équipe CHIMERE EA 7516 de l’UPJV se sont joints à l’aventure pour aider un autiste, Ayrmeric Heyvaert, à acquérir cette maîtrise, et établir cette connexion visuelle. Pr. Luc Vandromme présentera les travaux de recherche et de remédiation menés dans ce cadre.

Basse Vision: Des livres jeunesse bientôt disponibles aux éditions Voir de Près

L’éditeur Voir de Près qui vient d’ouvrir sa librairie spécialisée à Paris en 2021 annonce l’arrivée en septembre 2021 de livres jeunesse. Ces éditions correspondent aux attentes des personnes malvoyantes avec une qualité d’encre, de papier et de mise en page adapté.

https://informations.handicap.fr/a-handicap-visuel-offre-livres-jeunesse-etoffe-31173.php

Les connexions cérébrales font que certaines personnes manquent d’imagerie visuelle

De nouvelles recherches ont révélé que les personnes ayant la capacité de visualiser de façon vivante ont une connexion plus forte entre leur réseau visuel et les régions du cerveau liées à la prise de décision. La recherche éclaire également les différences de mémoire et de personnalité entre les personnes dotées d’une forte capacité de visualisation et celles qui ne peuvent pas retenir une image dans leur esprit.

Cette recherche, menée par l’université d’Exeter et publiée dans Cerebral Cortex Communications, révèle les raisons pour lesquelles environ trois pour cent de la population ne possède pas de compétences de visualisation. Ce phénomène a été baptisé “aphantasie” par le professeur Adam Zeman de l’université d’Exeter en 2015 Le professeur Zeman a surnommé “hyperphantasie” les personnes ayant une capacité de visualisation très développée.”

La recherche est la première étude systématique de neuropsychologie et d’imagerie cérébrale sur les personnes atteintes d’aphantasie et d’hypophantasie. L’équipe a effectué des scans d’IRMf sur 24 personnes atteintes d’aphantasie, 25 d’hyperphantasie et un groupe témoin de 20 personnes présentant un niveau moyen de vivacité d’image. Ils ont combiné les données d’imagerie avec des tests cognitifs et de personnalité détaillée.

Les résultats des scans ont révélé que les personnes atteintes d’hyperfantasie ont une connexion plus forte entre le réseau visuel qui traite ce que nous voyons, qui est activé pendant l’imagerie visuelle, et les cortex préfrontaux impliqués dans la prise de décision et l’attention. Ces connexions plus fortes étaient évidentes dans les scans effectués pendant le repos, alors que les participants se détendaient – et peut-être même se promenaient dans leur esprit.

Malgré des résultats équivalents aux tests de mémoire standard, le professeur Zeman et son équipe ont constaté que les personnes atteintes d’hyperphantasie produisaient des descriptions plus riches de scénarios imaginaires que les témoins, qui à leur tour obtenaient de meilleurs résultats que les aphasiques. Cela s’applique également à la mémoire autobiographique, c’est-à-dire à la capacité de se souvenir d’événements qui ont eu lieu dans la vie d’une personne. Les aphasiques avaient également une moins bonne capacité à reconnaître les visages.

Les tests de personnalité ont révélé que les aphasiques avaient tendance à être plus introvertis et les hyperphasiques plus ouverts.

Le professeur Zeman a déclaré : “Notre recherche indique pour la première fois qu’une connexion plus faible entre les parties du cerveau responsables de la vision et les régions frontales impliquées dans la prise de décision et l’attention conduit à l’aphantasie. Toutefois, cela ne doit pas être considéré comme un inconvénient : il s’agit d’une manière différente de vivre le monde. De nombreux aphasthéniques sont des personnes très performantes, et nous voulons maintenant explorer si les différences de personnalité et de mémoire que nous avons observées indiquent des modes contrastés de traitement de l’information, liés à la capacité de visualisation.”

Association ATLAS: Les webinaires du lundi

L’association Toulousaine du traitement de l’amblyopie et des strabismes

 

A.T.L.A.S. est une association scientifique à but non lucratif qui souhaite participer au développement de l’ophtalmopédiatrie, de la strabologie, du dépistage et des traitements des troubles visuels de l’enfant en favorisant l’enseignement, la recherche clinique et l’information des professionnels et du public

Vous trouverez sur leur site des webinaires en replay

Régénération du nerf optique : des avancées vers un traitement efficace

Régénération du nerf optique : des avancées vers un traitement efficace

Neurodiem Author
Dr Kimberly Gokoffski Université de Californie du Sud, Los Angeles, États Unis
Des avancées intéressantes sont réalisées sur la voie de la régénération du nerf optique, qui devient une option de traitement effective pour les patients atteints de troubles de la vision ou de cécité après un traumatisme ou des neuropathies optiques.Le chemin a été long. Même s’il reste encore beaucoup à faire, la recherche en cours, dont l’ingénierie biomédicale destinée à surmonter les inhibiteurs de la neurorégénération, suggère que nous sommes sur la bonne voie.

Une poche externe du cerveau

Le nerf optique est un ensemble de neurones spécialisés, appelés « cellules ganglionnaires rétiniennes » (CGR), qui relient l’œil au cerveau. Leurs corps cellulaires, les parties qui reçoivent les stimuli, se trouvent dans la rétine, en arrière des yeux, tandis que leurs longs axones se projettent hors du corps cellulaire pour former le nerf optique, qui est relié au milieu du cerveau, le diencéphale, et relaie les informations visuelles.

Les CGR sont constituées du même type de neurones que dans la plupart des régions du cerveau. J’aime imaginer le globe oculaire comme une poche du cerveau. Les CGR possèdent la même capacité à se régénérer ou à s’autoréparer que d’autres neurones du cerveau, c’est-à-dire aucune.

Dans de nombreuses maladies conduisant à la cécité, les lésions des CGR se produisent au niveau de l’axone et non réellement au niveau du corps cellulaire proprement dit. Les lésions dues à des affections, comme un glaucome, un traumatisme mécanique, des maladies inflammatoires, comme une névrite optique, ou des tumeurs compressives, surviennent généralement au niveau de la couche isolante d’un axone ou de l’axone lui-même. Une CGR endommagée ne réagit pas par autoréparation, mais par dégénérescence et apoptose.

Selon l’étiologie, le taux de destruction des CGR sera différent. Avec une affection comme un glaucome, qui est un traumatisme mécanique chronique, la destruction des CGR se fait lentement, au fil du temps. En cas d’accident vasculaire cérébral ou de traumatisme aigu, en revanche, la lésion est généralement massive, rapide et non statique.

Ainsi, les recherches en cours portent sur deux approches thérapeutiques potentielles principales :

  • Neuroprotection
  • Neuroremplacement ou neurorestauration

Dans une situation où un ensemble de CGR meurent lentement, vous avez besoin d’une approche qui peut sauver ces cellules en cours de destruction. C’est ce qu’on appelle la « neuroprotection », qui implique de tenter de réactiver des programmes d’autoréparation.

Autrement, dans une affection qui entraîne une mort cellulaire rapide ou à un stade terminal d’une maladie chronique comme le glaucome, vous devez littéralement remplacer les cellules et les faire se reconnecter ensuite au cerveau. C’est ce qu’on appelle le « neuroremplacement » ou la « neurorestauration », qui nécessite des approches basées sur des cellules souches pour générer de nouvelles CGR saines, puis les implanter et les faire se reconnecter au cerveau.

Des travaux de recherche de pointe

Les avancées réalisées, résumées dans une revue de pointe parue dernièrement 1, sont mieux interprétées lorsque l’on comprend les obstacles existants et les approches adoptées pour surmonter ces obstacles.

 

En ce qui concerne les barrières intrinsèques cellulaires, pendant le développement, le système nerveux est programmé pour passer par une phase de prolifération, pendant laquelle sont fabriquées juste assez de cellules pour former l’organe, puis par une phase de différenciation, où chaque cellule endosse son rôle et se différencie en un type spécifique de cellule nécessaire. Ensuite, des connexions commencent à s’établir et une fois le processus terminé, des couches isolantes sont ajoutées. À partir de là, les cellules sont programmées essentiellement sans qu’il y ait de régénérescence. Intrinsèquement, notre système nerveux ne veut pas le faire. Ce serait un exploit que de surmonter cet état de fait.

Une stratégie de nombreux groupes consiste à essayer de réactiver des programmes de signalisation qui étaient actifs au moment du développement. Plusieurs molécules ont été impliquées dans des voies de signalisation importantes pour la régénération, dont :

  • Cible mécanique de la rapamycine (mechanistic target of rapamycin, mTOR)
  • Facteur neurotrophique ciliaire (FNTC)

Des chercheurs ont découvert que lorsque vous activez ces voies, vous pouvez obtenir une régénération des axones, dont la formation accrue de synapses fonctionnelles, par rapport aux témoins, dans les études sur l’animal.

Le problème de la reconnexion

Différentes difficultés majeures restent à résoudre dans ces approches, qui doivent être prises en compte et sont au cœur de la recherche continue. Même si ces voies de signalisation sont bonnes pour promouvoir la croissance, elles n’influencent pas l’orientation de la croissance. Il y aura une régénération, mais elle ne sera pas dirigée vers la cible appropriée. Cette reconnexion pose potentiellement un problème majeur : il n’est pas souhaitable que le cerveau rétablisse des connexions avec des cibles inappropriées. Imaginez qu’à chaque fois que l’on bouge son pouce gauche, quelque chose d’autre se passe. En l’absence de régénération, notre cerveau nous protège des dangers potentiels d’une reconnexion.

Comme nous l’avons tous appris pendant la pandémie, la perte de l’odorat est un symptôme fréquent de la COVID-19. Après avoir retrouvé l’odorat, certains patients indiquent que les choses sont différentes, « désactivées ». C’est un exemple de ce qui peut se produire lors d’une reconnexion inappropriée et de ce que le système nerveux protège.

Il y a un autre problème, de nombreuses voies de signalisation impliquées dans la régénération jouent d’autres rôles et ne doivent pas être activées en abandonnant ces rôles. Par exemple, il y a une mauvaise régulation de la voie mTOR importante dans les maladies génétiques comme la sclérose tubéreuse, et les personnes dont le gène mTOR est hyperactif peuvent développer des tumeurs et des crises convulsives.

Il y a également de nombreux obstacles extrinsèques aux cellules à la régénération. Un obstacle environnemental clé implique la myéline, la couche isolante des axones. Si vous pensez à des fils électriques, pour rebrancher un circuit, vous devez dénuder l’isolation, autrement les câbles ne communiqueront pas. Il en va de même pour le système nerveux. En faculté de médecine, on nous apprenait traditionnellement que la myéline sert à isoler afin de s’assurer d’une conduction plus rapide. Mais nous n’avons jamais appris que cette isolation peut également empêcher la reconnexion.

Cela explique en partie pourquoi le système nerveux périphérique est plus à même de se régénérer que le système nerveux central. Les cellules nettoient ou éliminent mieux la myéline des neurones endommagés. Dans le système nerveux central, en revanche, la myéline éparpillée au site lésionnel persistera et formera une obstruction de sorte que la régénération (et la réécriture aberrante) n’aura pas lieu.

Vers un neuroremplacement efficace

Pour le neuroremplacement, ou la neurorestauration, différentes difficultés restent à résoudre. La première est que vous avez besoin d’une source de cellules saines à greffer. La médecine a fait des avancées considérables dans ce domaine : au début de mes études supérieures, nous nous interrogions sur des choses simples, comme la nature des cellules souches, mais à la fin de ma formation, c’est-à-dire 5 ans plus tard, des recherches sur le développement de cellules souches pluripotentes induites ont été publiées. Nous pouvons désormais utiliser des cellules souches embryonnaires humaines ou générer des cellules souches pluripotentes induites et les transformer en CGR. C’est vraiment un exploit remarquable.

Les travaux actuels impliquent différents groupes qui tentent de caractériser ces cellules afin de voir à quel point elles ressemblent aux CGR natives. Il existe plus de 30 sous-types différents de CGR, dont :

  • Cellules ganglionnaires sélectives à la direction ON-OFF
  • CGR intrinsèquement photosensibles
  • Alpha-CGR

Des études récentes ont montré que les différents sous-types ne sont pas perdus uniformément dans différentes neuropathies optiques.

 Veiller au remplacement des différents sous-types selon le rapport correct représente une difficulté majeure à prendre en compte dans les travaux ultérieurs.

L’intégration des cellules à la rétine est la difficulté suivante à résoudre. La rétine mature comporte du tissu conjonctif, principalement pour préserver son intégrité, et cela peut entraver l’implantation de nouvelles cellules. C’est logique, car les tissus ne « s’attendent » pas à recevoir une greffe de nouvelles cellules. Plusieurs groupes de chercheurs travaillent sur des protocoles portant sur la digestion de ce tissu conjonctif pour aider à accélérer l’intégration.

Ensuite, les cellules doivent former un nouvel axone et régénérer réellement le nerf. C’est là que les approches impliquant la génétique et les voies de signalisation interviennent pour essayer de réactiver les axones et de promouvoir leur croissance.

 

Les travaux en cours de mon groupe étudient le rôle des champs électriques dans la promotion de la croissance, en collaborant avec des spécialiste du génie électrique pour développer un dispositif produisant un signal externe pour indiquer aux axones non seulement de se développer, mais également dans quelle direction.

 

L’introduction d’un échafaudage pour guider l’axone est une autre approche potentielle à l’étude, mais la difficulté à accéder au nerf optique à cet effet est un obstacle majeur.

 

La dernière étape consiste à rétablir les connexions, car cela n’est pas automatique. Des travaux récents ont fait état de l’importante activité neuronale pour établir des connexions, l’exposition de l’œil à la lumière en vue d’activer les CGR sera donc susceptible d’aider dans tout traitement ultérieur.

 

Perspectives pour la sélection et le traitement des patients

Où en sommes-nous du développement d’un traitement efficace ? Les difficultés et les obstacles sont abordés un à un, au moins en partie. Compte tenu du rythme des développements en cours, je ne serais pas surpris que la régénération du nerf optique soit devenue une option pratique pour les patients dans 10 ans.

Au début au moins, les traitements à base de cellules souches seraient plus adaptées à des patients atteints de cécité plus sévère, de stade terminal, car ils auront déjà perdu une grande partie des tissus à remplacer.

Autrement, des approches comme la nôtre, utilisant un dispositif externe pour stimuler la croissance, ne reposent pas sur l’absence de nombreuses cellules, et nous pourrions être en capacité de propose un traitement à des patients dont la perte de la vision est de stade précoce.

Il est approprié de dire que la régénération du nerf optique offre un espoir réel pour les futurs patients chez lesquels nous pourrons assez bientôt restaurer la vision.

Messages clés à retenir

  • La régénération du nerf optique est un domaine d’étude actif, qui combine approches génétiques et biochimiques et technologies d’ingénierie biomédicale.
  • La neuroprotection et le neuroremplacement sont les principales approches du développement d’un traitement potentiel pour inverser les troubles de la vision ou la cécité.
  • Des avancées rapides ont été réalisées, même s’il subsiste de nombreuses difficultés, dont la méthode précise pour inciter les cellules ganglionnaires rétiniennes à se développer et à établir les connexions nécessaires pour corriger la perte de la vision.
  • Au rythme où vont les travaux de recherche en cours dans ce domaine, la régénération du nerf optique pourrait devenir une réalité dans un avenir relativement proche, peut-être même dans les 10 années qui viennent

Séminaire DYS/TSLA

 

Séminaire DYS/TSLA

3 juin 2021 de 10h à 17h

Hotel CIS Paris Ravel – Salle congrès
Ligue de l’enseignement
6 avenue Maurice Ravel
Paris 12

Nous avons le plaisir de vous inviter à participer au séminaire national 2021 TSLA /DYS, intitulé

« Le rapport Ringard sur les DYS, quelle mise en œuvre ? Pratiques et perspectives »

Programme

Bulletin d’inscription à renvoyer avant le 21 mai 2021 à d.narcam@fisaf.asso.fr

La myopie de l’enfant – Soirée Universitaire Ophtalmo-Pédiatrique de l’Hôpital Necker de 19h à 20h45 – DIRECT LIVE

 

 La myopie de l’enfant – Soirée Universitaire Ophtalmo-Pédiatrique de l’Hôpital Necker PARIS – 19h à 20h45 – DIRECT LIVE

Inscription gratuite et obligatoire : contact@ophtalmo.tv

PROGRAMME SCIENTIFIQUE

La myopie de l’enfant :
Challenges et innovations

19h00 – 19h15 Le Centre de Maladie Rare en Ophtalmologie OPHTARA à Necker
                         Pr Dominique BREMOND-GIGNAC

19h15 – 19h30 Le point de vue de l’Industrie

19h30 – 19h40 Fréquence de la myopie aujourd’hui et demain ? – Pr Nicolas LEVEZIEL

19h40 – 19h50 Complications rétiniennes de la myopie – Dr Alejandra DARUICH

19h50 – 20h05 L’œil lourd du myope fort – Dr Matthieu ROBERT

20h05 – 20h15 Lumière et Myopie – Pr Francine BEHAR-COHEN

20h15 – 20h30 Tour général des solutions freinatrices de la myopie 
                         Pr Dominique BREMOND-GIGNAC

20h30 – 20h45 Discussion

Petite enfance et ergothérapie : 3 webinaires programmés

Amandine VERNE, Ergothérapeute

[EVENEMENTS – PETITE ENFANCE ET ERGOTHERAPIE]

J’ai le plaisir de vous transmettre les informations sur le premier colloque de l’Association Méditerranéenne des Ergothérapeutes en Pédiatrie (AMEP) et l’Institut de Formation en Ergothérapie d’Aix Marseille Université soutenus par l’Association Nationale Française des Ergothérapeutes (ANFE) à destination des professions de santé (médicaux, paramédicaux) et de la petite enfance.

> 3 webinaires gratuits sur l’intervention précoce en pédiatrie, accompagner l’enfant dans son développement et ses occupations dès son plus jeune âge.

Jeudi 03 juin de 18h à 20h

L’accompagnement du tout petit, les premiers signes, accompagner pour prévenir les troubles futurs.

Mercredi 09 juin de 18h à 20h

L’accompagnement précoce des jeunes enfants présentant un trouble du neurodéveloppement.

Mardi 15 juin de 18h à 20h

Au-delà de la pathologie, intervenir au plus tôt sur les occupations fondamentales.

Ces webinaires sont destinés à tous les professionnels médicaux, paramédicaux et de la petite enfance, ils permettront d’échanger sur l’accompagnement du jeune enfant dans son développement et ses occupations.

Extrait : « En s’appuyant sur des données probantes et les dernières recommandations pour la prise en charge des enfants présentant des restrictions de participation, nous souhaitons mettre en lumière l’importance d’une prise en soin précoce et pluridisciplinaire pour garantir l’épanouissement de ces enfants avec troubles neurodéveloppementaux, troubles du spectre de l’autisme, paralysie cérébrale, etc…

L’inscription pour les soirées se fait sur chacun de ces liens :

3 juin : https://us02web.zoom.us/…/reg…/WN_EsidbCs4RQaOP4fqQag06w

09 juin : https://us02web.zoom.us/…/reg…/WN_UA8YJnOHQCGJ7Kc60-JWhg

15 juin : https://us02web.zoom.us/…/reg…/WN_l9Wdn6k_QAyXmIoFnLcQOA  »

 

Communiqué de Presse de l’Université de Genève: La forme de la lumière change notre vision

La forme de la lumière change notre vision

Des scientifiques de l’UNIGE ont démontré que la réponse de la rétine à la lumière ne dépend pas seulement de l’intensité de la lumière perçue par l’œil, mais aussi de sa forme temporelle et de l’ordre d’arrivée des couleurs

 

La vision est un processus complexe, décrypté avec succès par de
nombreuses disciplines – physique, biochimie, physiologie, neurologie, etc. : la rétine capte la lumière, le nerf optique transmet des impulsions électriques au cerveau qui in fine génère la perception d’une
image. Bien que ce processus prenne un certain temps, de récentes
études ont démontré que la première étape de la vision, la perception
même de la lumière, est extrêmement rapide. Mais l’analyse de cette
étape décisive s’est effectuée sur des molécules en solutions dans le
laboratoire. Des scientifiques de l’Université de Genève (UNIGE), en
collaboration avec l’EPFL et les Hôpitaux universitaires de Genève
(HUG)….. Lire la Suite

 

OCT chez l’enfant: Webinaires de l’association ATLAS

Chères amies, chers amis,

 

Le prochain Webinaire de l’Association se déroulera le Lundi 03 mai 2021 de 19h00 à 20h00.
Nous aborderons le thème de l’ OCT  (Optical Coherence Tomography) chez l’enfant :

Comment faire un OCT chez l’enfant ? – Camille BROVELLI (Orthoptiste Ophtalmologie Rive Gauche)

 Interprétation et intérêt de l’OCT maculaire chez l’enfant : cas cliniques  – Docteur L. LEQUEUX

Nous vous invitons à vous  inscrire par simple retour de mail (vous recevrez alors les liens ZOOM).
atlas.ophtalmo@gmail.com
WEBINAIRES DE L’ASSOCIATION ATLAS

Vous pouvez retrouver les précédents webinaires sur le site de l’association ATLAS :
http://www.asso-atlas.fr

  • Dépistage visuel à l’ère des photoscreeners
  • Traitement de l’amblyopie
  • Urgences en ophtalmopédiatrie
  • Cataractes de l’enfant
    • Diagnostic et prise en charge
    • Chirurgie actualisée à lère du Bag in the Lens
    • Prise en charge visuelle
  • Nystagmus
    • Examens clinique
    • Examens complémentaires
    • Traitement médical et chirurgical

Amicalement

Pour ATLAS
Docteur Dominique Thouvenin

Régénération du nerf optique : des avancées vers un traitement efficace

Des avancées intéressantes sont réalisées sur la voie de la régénération du nerf optique, qui devient une option de traitement effective pour les patients atteints de troubles de la vision ou de cécité après un traumatisme ou des neuropathies optiques.

Le chemin a été long. Même s’il reste encore beaucoup à faire, la recherche en cours, dont l’ingénierie biomédicale destinée à surmonter les inhibiteurs de la neurorégénération, suggère que nous sommes sur la bonne voie.

Lire la suite sur Neurodiem:

Régénération du nerf optique : des avancées vers un traitement efficace | Neurodiem

10 et 11 mai 2021, Journées : Déficience visuelle et éducation inclusive: Quoi de neuf?

Visuel des journées déficience visuelle et éducation inclusive.

Cet évènement annuel est une opportunité de rencontres et d’actualisation des connaissances qu’offre l’équipe spécialisée dans  la déficience visuelle de l’INSHEA.

Prolongation possible avec la journée d’étude LEGO Braille Bricks du 12 mai organisée par la fondation Légo Braille et l’INSHEA.

Ces journées, centrées sur les jeunes déficients visuels et sur la scolarisation, seront ouvertes non seulement aux enseignants mais à tous les partenaires de cette scolarisation (professionnels, parents…)

Pour toutes informations cliquez  ici

 

 

 

L’Institut de la Vision: Une cartographie du cerveau visuel haute en couleurs !

brainbowLégende photo :
Marquage neuronal multicolore avec la technique « Brainbow »
Crédit photo : Katie Matho, équipe Jean Livet

Les neurones des saccades disjonctives enfin identifiés

On soupçonnait leur existence, les modèles les prédisaient… et des chercheurs américains viennent enfin de les trouver. Qui donc ? Les neurones qui contrôlent les saccades disjonctives. Ils sont cachés au cœur du mésencéphale, près du noyau oculomoteur, dans une zone appelée formation réticulée mésencéphalique centrale… Lire la suite

Source: Les cahiers d’Ophtalmologie

Se former autrement…

La SFERO vous proposera régulièrement des Webinairs sur des thèmes variés qui vous sont chers.

Le calendrier et les thèmes des  premiers Webinairs vous sont proposés dans la page Webinair

Les adhérents à la SFERO pourront bénéficier d’un tarif préférentiel fixé à 15 Euros .

Pour les non- adhérents le tarif sera de 30 Euros.

A très bientôt !